16 décembre 2006
10/12/05 : PSG-Rennes
La trêve hivernale arrive à grands pas, et nous avons besoin de points. Notre équipe est cinquième au classement, mais l’écart avec celles qui nous suivent est très mince. On ne reçoit peut-être « que » Rennes, mais après la défaite à Lyon (2-0) et notre débâcle contre Lens à domicile (3-4), le PSG se doit de remonter la pente ! Si on veut vraiment espérer quelque chose cette saison c’est vital.
Comme à mon habitude j’arrive vers 19h. Il fait déjà très froid, on allumerait bien quelques « fumis », histoire de se réchauffer un peu. Mais bon, assez plaisanté. On papote, on attend impatiemment la composition de l’équipe. Les joueurs s’échauffent. Et pas qu’eux d’ailleurs.
C’est déplorable, mais il y a ENCORE des affrontements entre supporters. Et du même club en plus : les indépendants du KOB, et les Tigris Mystic. Que c’est pathétique ! Se taper dessus pour du foot. J’ai beau être là depuis dix ans, je ne le comprends toujours pas. Enfin, il faut croire que c’est tellement ancré dans les mœurs que ça fait partie du folklore…
Et comme si cela ne suffisait pas, une poignée d’abrutis ne respecte pas la minute de silence en hommage à un membre décédé de la Fédération. C’est quand même incroyable ! Après ça on se demande encore pourquoi les Parisiens n’ont pas bonne réputation ? C’est quand même se voiler la face. Je sais bien qu’il y a des tensions entre les différents groupes de supporters, mais s’ils ne peuvent pas respecter ça, que pourront-ils respecter ? Ont-il seulement l’amour du maillot, de leur équipe, de leur club ?
Malgré tout le match commence, l’ambiance est mitigée, mais on chante quand même. On encourage les rouges et bleus. On doit gagner. Il faut gagner. Puis ça y est, après moins d’un quart d’heure de jeu Pedro Miguel Pauleta pousse le ballon au fond des filets : 1-0 ! C’est l’euphorie, avec accolades et embrassades de rigueur. On oublie le froid. On pousse nos joueurs. Enfin un match au cours du quel on ouvre la marque ! Cela faisait tellement longtemps… Mais la joie est de courte durée. Malgré quelques occasions, le jeu déjà peu convaincant s’enlise. Les joueurs piétinent, tricotent dans la surface de réparation, mais rien de concret. La mi-temps arrive à point nommé.
Après la pause le match reprend son cours. On sent les Parisiens plus agressifs sur le terrain, ils pratiquent maintenant un jeu beaucoup plus offensif. Et là, le meilleur buteur du club (et du championnat par la même occasion) j’ai nommé Monsieur Pauleta nous fait un festival de son talent : il passe un défenseur, le crochète, avance, pour finalement mettre à nouveau le ballon dans la cage adverse. Et de 2 ! Il ne nous en faut pas davantage pour exploser : la joie dans les tribunes est à son comble. Non seulement le PSG mène, mais fait le break. Et quel but : un pur chef d’œuvre personnel signé Pedro Miguel Pauleta (12 buts à son actif depuis le début de la saison). J’entends encore la foule scander son nom, il résonne dans mes oreilles. D’autres tirs suivront, mais ne changeront rien.
2-0. Ca sera le score final. Une victoire, c’est tout ce qu’on voulait, ce qu’on espérait. Et je dois dire que (pour une fois) la victoire des phocéens nous arrange : après avoir battu Auxerre, elle nous permet de nous glisser à nouveau à la 4ème place du classement. Que c’est bon. On la savoure, cette victoire. Non seulement on prend trois points, mais avec la manière en plus ! Alors il n’y a qu’une chose à dire : MERCI. Merci à Paris, aux joueurs pour cette victoire. D’aucuns diront qu’ils sont payés pour gagner, mais peu importe. C’est bon pour nous, pour eux, pour le classement. Et cela permet d’envisager le déplacement à Ajaccio la semaine prochaine un peu plus sereinement.
Pour le reste, laissons passer les fêtes de fin d’année, et rendez-vous en janvier.
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