PSG & Emotions

Histoires d'une supportrice ou comment un match est vécu depuis les tribunes, avec tout ce que ça comporte comme émotions, stress, joies... Juste pour dire que le public Parisien n'est pas composé que de hooligans !

12 mars 2007

PSG / AJ Auxerre (11/03/07) : Le cauchemar continue...

Ô rage, Ô désespoir... !

Il fait un temps magnifique à Paris, et le soleil éblouit encore une partie des tribunes ; il est alors 17 heures, et nous sommes à une heure du coup d'envoi.

A une certaine époque, un PSG-Auxerre se jouait pour le titre. C'était le bon vieux temps... Printemps 1996, les hommes de Guy Roux remportaient le doublé (Coupe + Championnat de France), quand Luis Fernandez (alors entraîneur du PSG) et ses "garçons", ramenaient la Coupe des Coupes (C2) de Bruxelles. Mais c'est loin tout ça.

Onze ans plus tard, les Bourguignons sont dans le ventre mou du classement (12ème) et nous... ah nous... sommes relégables (qui l'eut cru ?) ! Et la situation ne s'arrange pas au fil des matches. Pourtant, après une bonne prestation contre le Benfica jeudi soir (2-1) on pouvait croire que les Rouges & Bleus se battraient pour sauver leur peau au sein de l'élite. D'ailleurs, à l'entrée des joueurs sur la pelouse pour l'échauffement, le public est présent.

Il règne dans ce stade mythique une ambiance chaleureuse en ce dimanche de mars. La situation du club est simple : il faut glaner le maximum de points lors des 11 matches restants, si on veut repasser au-dessus de la ligne de "flottaison" et assurer la survie du PSG.

18h : coup d'envoi. Les vingt premières minutes sont à l'avantage des Parisiens, mais les Auxerrois inversent la tendance assez rapidement et ouvrent le score juste avant la pause (40ème). Sur un corner des Bourguignons tiré un au premier poteau, un cafouillage s'ensuit devant les buts, pour finalement tromper Landreau. La stupeur dans les tribunes laisse rapidement place au soutien inconditionnel du public des virages. Il nous reste 45 minutes pour agir.

19h : le match reprend, et une claquette de Sorin dévie en corner un tir dangereux de Dramé (47ème), mais l'arbitre laissera l'avantage aux hommes de Jean Fernandez. C'en est trop : si une fois de plus, l'arbitrage nous est défavorable, on va pas y arriver !

Alors qu'on est toujours menés au score (0-1), les supporters soutiennent leur équipe du mieux qu'ils peuvent. Les passes trop imprécises des uns, le manque de motivation des autres... On a vraiment du mérite. Surtout qu'au vu de cette seconde période, on a l'impression qu'on pourrait jouer toute la nuit, on marquerait pas un but ! C'est pathétique de voir une équipe comme Paris incapable d'enchaîner trois passes sans perdre le ballon ! Et encore, on devrait (presque) s'estimer heureux : on a un gardien en or. Merci Landreau, vraiment... Sans lui c'est pas un but qu'on aurait pris, mais quatre ! D'ailleurs, on n'a rien à lui reprocher sur l'ouverture du score auxerroise. Et ce soir, à part Pauleta qui se démène et Rothen qui fait tout ce qu'il peut, on assiste au naufrage grandeur nature de l'équipe de la capitale. Il semble que la plupart de l'équipage est déjà quitté le navire... comme si le sort de cette équipe, de ce club qui nous tient tant à coeur leur était indifférent.

Et nous qui sommes là, impuissants face à la déchéance de notre club. Le dernier quart d'heure de jeu est vraiment insoutenable. Ce match me fait mal au ventre, j'en ai les larmes aux yeux. Mes lèvres remuent, mais aucun son ne sort de ma bouche pour continuer les chants de soutien. Les quelques regards qui se croisent sont compatissants, on peut lire la douleur et la déception dans le regard des supporters. Le bruit des tambours résonne encore dans ma tête, je ferme les yeux et me repasse les images en boucle. Une seule question : pourquoi ? Je veux dire, pourquoi ces joueurs qui ont été si brillants contre le Benfica Lisbonne, sont-ils incapables de jouer au même niveau ? Sans doute entrent-ils sur le terrain la peur au ventre, en ayant pris conscience qu'ils peuvent tout perdre en quelques matches ? La pression est telle qu'ils sont pétrifiés, ils ne prennent plus de plaisir au ballon, ils n'arrivent plus à se lâcher, à jouer au football tout simplement.

Je ne leur cherche pas des excuses, loin de là. Mes sentiments après-match oscillent quelque part entre déception, écoeurement, colère, rage et tristesse. J'ai écrit quelque part qu'entre Paris et moi, c'était une histoire d'amour. Ben l'amour ça fait parfois très mal, comme aujourd'hui. Je ne conçois pas de voir Mon club descendre en L2, et pourtant c'est une réalité : le risque est bien là.
Et les prochains déplacement à Lens et Rennes sont autant de chances que de risques de voir les choses évoluer en bien ou en mal. Sans compter qu'entre temps, le match retour à Lisbonne est loin d'être une formalité...

Parfois je me prends à rêver... Le PSG est dans le haut du classement, et un public tout sourire repense à cette mauvaise période en disant "oh, je me rappelle l'année où on a failli descendre, c'était chaud ! Mais heureusement on a su redresser la barre de justesse, et cette année ça va mieux."

Espérons que ça soit prémonitoire. En attendant :

QUE LA FORCE SOIT AVEC NOUS !

Posté par Choco8 à 02:17 - SAISON 2006-2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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