29 octobre 2007
PSG / Lyon (28/10/07) : Perdre avec les honneurs
"Qui ne saute pas est Ly-on-nais, hey ! Qui ne saute pas est Ly-on-nais, hey !"
En arrivant en tribune hier soir, ça donnait le ton. Contre Lyon, on est plus motivés que jamais.
Après l'annonce de la composition des équipe, on voit que Luyindula et Pauleta sont sur le banc. Sachant que l'OL va aligner son équipe type, y a de quoi se poser des questions. Les joueurs entrent sur le terrain, et le tifo est déployé.
21h : coup d'envoi.
Les petits jeunes se battent, courent, se donnent à fond. Eux aussi sont motivés, mais cela va-t-il suffire contre l'ogre Rhodanien ?
Il reste 5 minutes de jeu avant la pause et pour l'instant on tient. Pour l'instant.
D'un coup tout bascule. Sur une mauvaise relance de Cearà, Ben Arfa reprend et croise un tir que Landreau ne peut stopper (41e). A peine le temps de reprendre nos esprits, et le même Ben Arfa double la mise pour son équipe (44e). Dans les tribunes on est un peu sonnés et M. Duhamel siffle la mi-temps.
Malgré le score on y croit encore. Pas forcément une victoire, mais au moins sauver l'honneur, et pourquoi pas arracher le nul à ces prétencieux champions de France en titre ? Alors il faut se battre, jusqu'au bout.
Le match reprend et dans le virage Auteuil on est prêts à tout donner pour pousser nos Rouges & Bleus jusqu'au bout. Les joueurs ont repris leur souffle, et on sent bien qu'eux aussi sont prêts à sortir leurs tripes pour ce match. Il reste 45 minutes, et tout ou presque reste possible.
Soudain, Diané s'échappe et double Anderson. Celui-ci, dernier défenseur, tacle irrégulièrement le Parisien et prend un carton rouge (51e). L'espoir renaît pour les joueurs de la Capitale.
Le Guen effectue alors un changement et fait entrer Pauleta. Quelques minutes plus tard, sur un corner de Rothen au second poteau, l'attaquant portugais réduit la marque en trompant Vercoutre (61e).
Le Parc retrouve le sourire, mais la joie est de courte durée : François Clerc centre devant Landreau pour Govou qui n'a plus qu'à couper la trajectoire et offrir le troisième but aux Lyonnais (84e).
Le virage entonne alors la chanson de circonstance : "Et on supporte Paris, seulement Paris-SG. Dans le malheur ou dans la gloire, fidèles à nos couleurs !"
A la surprise générale, alors que tout semble joué, les jeunes ne lâchent pas le morceau. Ils ont fait un beau match et n'ont plus rien à perdre, vu que Lyon a deux buts d'avance et qu'il reste cinq minutes à jouer. On ne peut rien faire d'autre que les encourager, encore et encore. Alors on chante de plus en plus fort, on les pousse... Et ça finit par payer !
Dans les arrêts de jeu, l'Aigle des Açores double le score pour le PSG (91e). 2-3 au tableau d'affichage. Il reste exactement deux minutes de temps additionnel. Deux minutes où tout peut basculer, deux minutes pendant lesquelles Paris peut égaliser et arracher le point du match nul à l'arrogant président du club adverse.
Le Parc est déchaîné, 40 000 personnes scandent "Allez Paris" d'une seule voix. Deux corners successifs peuvent tout changer, mais les secondes sont comptées.
Une relance du gardien Lyonnais et l'arbitre siffle la fin du match. C'est le plus beau match de Paris que j'ai vu depuis bien longtemps. Bien sûr c'est une défaite, mais qu'est ce que c'était bon de les voir comme ça sur le terrain ! Ces jeunes qui se battaient puor leurs couleurs couleurs, pour la fierté du club, pour nous. Ni eux ni nous n'avons lâché quoi que ce soit avant le coup de sifflet final.
Les deux premiers buts sont dûs à des erreurs de jeunesse, le troisième à un contre favorable à l'OL. Avec l'expérience ils vont apprendre, et on espère continuer à les voir évoluer dans ce sens, et pour longtemps sous les couleurs du club.
Prochain rendez-vous mercredi soir contre Montpellier en Coupe de la Ligue. En espérant qu'ils aient la même soif de victoire...
Allez Paris !
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