PSG & Emotions

Histoires d'une supportrice ou comment un match est vécu depuis les tribunes, avec tout ce que ça comporte comme émotions, stress, joies... Juste pour dire que le public Parisien n'est pas composé que de hooligans !

19 décembre 2006

05/03/06 : PSG-OM

Il fait beau en ce premier dimanche de mars, un froid sec. J’arrive aux abords du stade vers 16 heures, soit une heure avant le match, comme à mon habitude. C’est mon dernier PSG/Marseille avant mon départ. La dernière fois que je verrai ces deux ennemis du foot s’affronter.
Mais ce match est tronqué avant même d’être joué. Tant dans les tribunes que sur le terrain, la partie s’annonce fade, sans saveur. En effet, avec les conditions actuelles (bagarres de supporters parisiens entre eux, vandalisme et agression sur une aire d’autoroute…), nos homologues marseillais ont décidé de ne pas faire le déplacement à la capitale. Ca les ronge, mais ils pensent que ce sera plus sage.
Sur le terrain ce n’est pas mieux : les dirigeants Marseillais envoient des joueurs de CFA2 pour espérer gérer un match nul, et pour cause : ayant un match de coupe d’Europe 3 jours après, ils veulent économiser leurs joueurs et garder toutes leurs chances de passer ce tour.
Et puis faut dire ce qui est, les supporters Parisiens sont dépités des derniers résultats : 3 matches qu’on est pas foutus de marquer un but ! C’est quand même impensable pour une équipe de L1, et encore plus pour le club de la capitale.
   17 heures, début du match. Le temps de se mettre dans l’ambiance et de scruter les actions sur le terrain, il ne nous faut pas plus de 15 minutes pour deviner que ce match va être tendu, mou et pas vraiment à la hauteur d’un « classico » du genre. On en a connus, des PSG/OM, ces matches où les deux équipes avaient la hargne, avaient cette envie de gagner qui dépassait tout. De ces matches où les joueurs mouillent le maillot, se donnent à fond comme si c’était une finale de coupe du monde. Mais ce temps n’est plus. Finis les Valdo, Ginola et autres Le Guen qui se battent jusqu’à la quatre-vingt-dixième minute (et même au-delà) pour obtenir ces 3 points si chers à leur équipe. Finies les intimidations du camp d’en face, finies aussi les astuces pour obtenir un pénalty, un coup franc, ou simplement gagner du temps sur le chronomètre qui égrène les secondes à un rythme infernal. Les joueurs d’aujourd’hui se contentent de gérer. Ils sont sur la défensive, à tel point que le seul attaquant sur le terrain ne touche pas le ballon. Yépès est très vite remplacé. Etait-ce le meilleur changement possible pour donner de l’allant à l’équipe ? On s’ennuie, on se lasse, on grogne…A la demi-heure de jeu, on constate que les rouges et bleus ne se sont procuré qu’une occasion. C’est plutôt mince contre une équipe olympienne diminuée… A la mi-temps, c’est une bronca qui monte des tribunes, en guise de salut pour les Parisiens.
Mais ce n’est pas grave, il reste 45 minutes pour ouvrir le score et finir le match la tête haute. Nous sommes la risée du championnat de France, mais on peut encore garder notre dignité. On discute, on pronostique, on espère. Dans les tribunes les commentaires vont bon train, et pas toujours des plus objectifs.
La deuxième période n’augure rien de meilleur. Les Parisiens on même du mal à résister aux quelques assauts des Marseillais. Les occasions sont vraiment rares, voire inexistantes (à part une tête de Pauleta). Voilà maintenant que les joueurs poussent le vice jusqu’à simuler une faute dans la surface de réparation et trouver grâce aux yeux de l’arbitre pour obtenir un pénalty ! Mais c’est honteux ! Pourquoi il ne frappe pas au but ! Heureusement, M. Sars n’est pas dupe. On devrait même s’estimer heureux de ne pas prendre un carton jaune pour « simulation ».
   Le match a été comme je le craignais : sans saveur, et nul dans tous les sens du terme. Au coup de sifflet final, j’en ai eu les larmes aux yeux. Ce n’est pas tant le résultat pathétique et le jeu lamentable qui me font cet effet, que le fait de savoir que c’était mon dernier PSG/OM avant bien longtemps. Je voulais que ce soit un vrai match, avec l’adrénaline et la boule au ventre habituelle. Cette peur qui me ronge lors des grandes rencontres, qui me prend par les tripes et remonte jusque dans mes tempes. Ce sentiment d’incertitude qui ne me lâche pas tant que l’arbitre n’a pas décidé que c’en est fini de notre combat. Il n’y avait rien, même pas un sursaut d’orgueil pour rester dignes. L’équipe et ses résultats étaient déjà ridicules, mais là c’est carrément honteux. Ils ont dû jubiler devant leur écran, ces « ohémiens » que l’on déteste, et qui nous abhorrent. Mais ainsi s’est déroulé le match. Le partage des points s’est imposé de lui-même, sous nos yeux impuissants.


Posté par Choco8 à 21:38 - SAISON 2005-2006 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


16 décembre 2006

10/12/05 : PSG-Rennes

La trêve hivernale arrive à grands pas, et nous avons besoin de points. Notre équipe est cinquième au classement, mais l’écart avec celles qui nous suivent est très mince. On ne reçoit peut-être « que » Rennes, mais après la défaite à Lyon (2-0) et notre débâcle contre Lens à domicile (3-4), le PSG se doit de remonter la pente ! Si on veut vraiment espérer quelque chose cette saison c’est vital.
Comme à mon habitude j’arrive vers 19h. Il fait déjà très froid, on allumerait bien quelques « fumis », histoire de se réchauffer un peu. Mais bon, assez plaisanté. On papote, on attend impatiemment la composition de l’équipe. Les joueurs s’échauffent. Et pas qu’eux d’ailleurs.
C’est déplorable, mais il y a ENCORE des affrontements entre supporters. Et du même club en plus : les indépendants du KOB, et les Tigris Mystic. Que c’est pathétique ! Se taper dessus pour du foot. J’ai beau être là depuis dix ans, je ne le comprends toujours pas. Enfin, il faut croire que c’est tellement ancré dans les mœurs que ça fait partie du folklore…
Et comme si cela ne suffisait pas, une poignée d’abrutis ne respecte pas la minute de silence en hommage à un membre décédé de la Fédération. C’est quand même incroyable ! Après ça on se demande encore pourquoi les Parisiens n’ont pas bonne réputation ? C’est quand même se voiler la face. Je sais bien qu’il y a des tensions entre les différents groupes de supporters, mais s’ils ne peuvent pas respecter ça, que pourront-ils respecter ? Ont-il seulement l’amour du maillot, de leur équipe, de leur club ?
   Malgré tout le match commence, l’ambiance est mitigée, mais on chante quand même. On encourage les rouges et bleus. On doit gagner. Il faut gagner. Puis ça y est, après moins d’un quart d’heure de jeu Pedro Miguel Pauleta pousse le ballon au fond des filets : 1-0 ! C’est l’euphorie, avec accolades et embrassades de rigueur. On oublie le froid. On pousse nos joueurs. Enfin un match au cours du quel on ouvre la marque ! Cela faisait tellement longtemps… Mais la joie est de courte durée. Malgré quelques occasions, le jeu déjà peu convaincant s’enlise. Les joueurs piétinent, tricotent dans la surface de réparation, mais rien de concret. La mi-temps arrive à point nommé.
   Après la pause le match reprend son cours. On sent les Parisiens plus agressifs sur le terrain, ils pratiquent maintenant un jeu beaucoup plus offensif. Et là, le meilleur buteur du club (et du championnat par la même occasion) j’ai nommé Monsieur Pauleta nous fait un festival de son talent : il passe un défenseur, le crochète, avance, pour finalement mettre à nouveau le ballon dans la cage adverse. Et de 2 ! Il ne nous en faut pas davantage pour exploser : la joie dans les tribunes est à son comble. Non seulement le PSG mène, mais fait le break. Et quel but : un pur chef d’œuvre personnel signé Pedro Miguel Pauleta (12 buts à son actif depuis le début de la saison). J’entends encore la foule scander son nom, il résonne dans mes oreilles. D’autres tirs suivront, mais ne changeront rien.
   2-0. Ca sera le score final. Une victoire, c’est tout ce qu’on voulait, ce qu’on espérait. Et je dois dire que (pour une fois) la victoire des phocéens nous arrange : après avoir battu Auxerre, elle nous permet de nous glisser à nouveau à la 4ème place du classement. Que c’est bon. On la savoure, cette victoire. Non seulement on prend trois points, mais avec la manière en plus ! Alors il n’y a qu’une chose à dire : MERCI. Merci à Paris, aux joueurs pour cette victoire. D’aucuns diront qu’ils sont payés pour gagner, mais peu importe. C’est bon pour nous, pour eux, pour le classement. Et cela permet d’envisager le déplacement à Ajaccio la semaine prochaine un peu plus sereinement.
Pour le reste, laissons passer les fêtes de fin d’année, et rendez-vous en janvier.


Posté par Choco8 à 12:14 - SAISON 2005-2006 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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